Prestataire de services : Comment reconnaître un mauvais client

Les clients… Une grande histoire d’amour. 

En tant que travailleur indépendant, ils sont l’essence de votre entreprise.

Mais comme tous les moteurs, une mauvaise qualité d’essence peut le faire caler.

Le succès de votre activité de freelance passe aussi par le choix de vos clients. C’est pourquoi il est primordial d'affiner votre aptitude à reconnaître les mauvais clients.

Si vous démarrez ou que vous vous reconnaissez dans les situations ci-dessous, pas de panique. Apprenez à reconnaître ces profils pour les éviter à l’avenir. Et essayez de couper court aux contrats de prestations de service engagés avec eux pour vous concentrer sur de nouveaux clients.

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Il veut d'abord du gratuit

Généralement, il prétexte vouloir voir ce que vous savez faire avant de s’engager plus. Ses mots favoris sont « plus tard », « condition », « rabais », « en échange de notoriété ».

Un conseil : fuyez.

Ces clients ne vous apporteront rien de bon. Ils vous prendront beaucoup d’énergie avec des négociations incessantes. Vous passerez votre temps à vous justifier et à essayer de garder confiance en vous.

Sans compter que ces clients pourraient, par le bouche-à-oreille, vous ramener d’autres clients comme lui. Des personnes « briefées » sur la relation que vous avez tous les deux. Ils essayeront comme lui, de donner le moins possible.

Comment les éviter ? Souvent, on travaille avec eux quand on se lance dans une activité de freelance. Au début, on a envie de travailler avec tous les clients. On recherche l’expérience, on cherche à mesurer son savoir-faire ou à se faire un profil sur des plateformes de freelances.

S’ils sont nécessaires au départ pour construire votre notoriété en ligne, essayez de varier vos missions. Partez à la recherche de nouveaux clients hors ligne ou de meilleure qualité sur les plateformes.

Vous êtes déjà engagé avec ce genre de client ?

Recherchez activement votre prochaine mission et commencez à augmenter vos prix pour les prochaines demandes avec ce client.

Voyez cela comme une expérience positive. Vous apprendrez à négocier vos tarifs avec une personne difficile. S’il accepte, vous gagnerez confiance en vous. S’il refuse, pas grave. Vous serez libre pour une prochaine mission plus rentable.

Il complique les conditions de paiement

Vous avez une belle somme d’engagée pour votre mission, félicitations ! Mais si votre client commence à ne pas vouloir payer un acompte pour commencer la commande, méfiance.

Il doute de son projet, du budget alloué à ce projet ou prévoit simplement de ne pas payer pour obtenir le service ?

Dans tous les cas, ça ne sent pas bon pour le paiement final.

Pour éviter cela, créez-vous un système de facturation et n’en démordez pas. Expliquez à vos clients que vous commencerez vos missions après le règlement d’une facture d’acompte. Précisez-le dans vos devis. Non négociable.

Prenez le temps de lire nos conseils ou regarder notre vidéo pour éviter les impayés.

Vous êtes déjà engagé avec ce genre de client ?

Ne reconduisez pas de nouvelles missions sans avoir obtenu le paiement. Redéfinissez clairement les périmètres du projet pour éviter des rajouts non inclus. Par expérience, ce genre de personne en profite jusqu’au point de rupture.

Il m’est arrivé d’avoir vécu cette situation avec la création d’un site internet. L’avantage, avec ce genre de prestation, est de pouvoir couper l’accès à la prestation en cas de non-paiement. J’ai donc arrêté les demandes de modifications qui sortaient du cadre de la prestation. J’ai demandé un paiement avec une date de coupure du service en cas de non-règlement.

Les révisions sont sans fin, il continue à demander des extras

Ce client vous fait regretter amèrement le manque de détails dans vos documents et votre gestion avant-vente.

Précisez au maximum vos conditions et les prises en charge des retours dans un cahier des charges ou dans la description de votre prestation sur vos devis.

Évitez de mettre simplement :

  • Création d’un logo
  • 800€

Préférez :

  • Création d’un logo
  • 3 propositions sous forme de croquis,
  • 3 variantes de la proposition sélectionnée
  • 3 allers-retours sur la variante sélectionnée
  • 800€

Il sera plus facile de prouver que la prestation sort du projet initial et de créer un avenant au contrat. Pensez aussi à accompagner vos devis de conditions générales de vente qui vous protègent dans différentes situations.

Vous êtes déjà engagé avec ce genre de client ?

Il va falloir apprendre à dire non. Si vous pensez qu’il est allé trop loin, précisez que ce retour sera le dernier inclus dans ce contrat. Les prochains feront l’objet d’un nouveau devis.

Si celui-ci se braque, pas de panique. Il vous demande du temps gratuit. Vous n’avez rien à perdre à le voir partir.

Il vous sous-paye en échange de quantité

Les missions sur la durée représentent une certaine sécurité.

Mais faites attention, gardez en tête le calcul de votre taux horaire pour rester rentable. Vous devez viser l'équilibre entre la sécurité d'une mission récurrente ou long terme et la rentabilité.

De plus, gardez en tête la règle suivante :

"Il ne doit exister, ni dans le contrat, ni dans la réalité de la relation entre le client et le freelance, aucun lien de subordination du freelance envers son client. Ainsi, le client n’a en principe pas le droit de fixer l’agenda du prestataire freelance ou lui imposer des horaires de travail ou une organisation de travail particulière. 

La subordination pourra aussi être présumée en cas de dépendance économique du freelance envers le client, notamment si le contrat prévoit une exclusivité ou si, de fait, le freelance n’a comme seul client que son contractant et travaille toute l’année dans les locaux de ce dernier."

Source : Legalplace

Vous êtes déjà engagé avec ce genre de client ?

Prenez le temps de faire votre tarif horaire (utilisez notre calculette pour taux horaire) pour définir la rentabilité de la mission. Vérifiez également la légalité de la situation. Adaptez ensuite votre situation en fonction de votre contexte, du nombre de nouveaux clients et de vos finances.

Il ne sait pas ce qu'il veut

Bien sûr, en tant que travailleur indépendant, une partie de votre travail va consister à accompagner vos prospects dans la définition de leurs besoins. Ils seront nombreux à vous contacter sans avoir une idée précise du projet, c’est normal.

Mais quand le client change d’avis régulièrement durant la mission, alors que les besoins et la prestation sont clairement définis, ça commence à devenir nettement moins drôle.

C’est pourquoi vous devez laisser le moins de place possible à l’improvisation entre vous et vos clients.

Utilisez un maximum de documents pour figer la prestation. Parfois, les besoins du client peuvent varier à mesure que le projet avance. Essayez de l’anticiper.

Si votre projet s’étale sur plusieurs mois, découpez-le en un maximum de blocs à valider (et à facturer après validation). Fonctionnez sous forme de petit sprint d’une à deux semaines. Une fois le sprint validé, le client paye et vous passez au suivant. Si votre client décide de revenir sur ce qui a été fait, vous facturez un nouveau sprint.

Vous êtes déjà engagé avec ce genre de client ?

Présentez le nombre d'heures engagées et le prix signé, expliquez vos limites et définissez la limite du projet (le rajout deviendra une deuxième mission). Si possible, adoptez la méthode du sprint rapidement.

Il n'a pas de bons scores sur des sites comme Societe.com.

Avant de démarrer une mission ou de vous engager, prenez le réflexe de vous renseigner sur votre client. Vous pouvez commencer par taper « Avis + nom du client », « Avis + nom d’entreprise » sur Google pour voir si aucun problème suspect ne ressort.

Ensuite, prenez quelques minutes pour voir son score sur des sites comme Société.com ou Score3.fr. Si les signaux sont dans le rouge, il y a des chances de vous retrouver avec un impayé.

Faites confiance à votre instinct et si vous n’êtes pas rassuré par les signaux récupérés durant ces recherches, ne vous engagez pas. Même si cela peut paraître dur, savoir dire non à un client qu’on ne sent pas peut éviter les pertes de temps et d’argent.

Vous êtes déjà engagé avec ce genre de client ?

Limitez les dégâts. Demandez un premier paiement et fonctionnez en sprint. N'attendez pas la livraison d'un projet complet.

Conclusion

Merci d’avoir lu cet article. A vous maintenant : quelles sont vos techniques pour réparer un mauvais client ? Avez-vous déjà perdu des plumes avec un mauvais client ? Partagez vos expériences avec moi dans les commentaires.

Prestataire de services : Comment reconnaître un mauvais client
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A propos de l'auteur

Fabien Berthoux

Créateur de LEADLIST. Quand je ne m'occupe pas de de créer le contenu du blog, j'aide les entrepreneurs à booster leur business en ligne avec de Coaching SEO.

1 commentaire

  • Bonjour Fabien,
    Je suis tomber sur ton blog via un article sur codeur, très bonne article concernant les mauvais client; justement tu a mis à disposition le modèle de contrat de prestataires de service rédigé par un cabinet d’avocat, mais j’ai reçu un plan trésorie, comment je peux recuperer ce modèle ça m’intéresse. Super article encore.

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